(et pas n'importe lequel) à être seule le week-end : la grasse mat' ! J'était là , enroulée dans ma couette bien au chaud sans personne pour me forcer à me lever, ou me crier dessus. Mais mon estomac me rappela bien vite à l'ordre et m'obligea à sortir du lit.
Après un bon p'tit dej' bien rempli, je fit le point sur les différentes activités qui s'offraient à moi : mes devoirs ( exos de maths, dissertation, leçon d'anglais...waouh !!), squattage de télé et empifrage de tout et n'importe quoi, ballade en ville ou rangement de ma chambre.
Le choix ne fut pas difficile, même si l'option télé m'attirait pas mal, j'opta pour la ballade. Une fois prête, je me lança à la découverte de ma nouvelle ville encore si mystérieuse à mes yeux.
A quelques mètres de chez moi, il y'a un parc immense. On y croise toutes sortes de personnes : des amoureux, des enfants, des mamans et leurs landaus, des sportifs ou encore des gens qui promènent leur chiens, bref une foule diverse et variée.
Sentant la fatigue me chatouiller les jambes ( oui je suis une grosse flemmarde), je m'assis sur un banc, à l'abri d'un immense saule pleureur. J'était en train de contempler la beauté du paysage lorsqu'un « salut » bref et timide m'interpella.
Moi : Bill ?...qu'est-ce tu fait là ?
Bill : ba j'te retourne la question.
Moi : et ben, comme tu vois, je m'ennuis à mourir. J'avais pour projet de visiter les alentours, mais étant donné que je ne suis pas très vaillante, j'me suis arrêtée ici.
Il eu un léger sourire en coin.
Moi : t'sais que ça te va bien de sourire...
Bill : (gêné)...merci.
Moi : ba de rien. Tu m'a toujours pas dit ce que tu faisait ici !
Bill : oh rien de spécial, j'me ballade c'est tout, et en général y'a jamais personne donc j'viens m'asseoir ici.
Moi : ah ok, ba assied-toi alors !!
Il prit place à mes côté de moi ce qui me procura un léger frisson.
Un grand silence s'installa soudain entre nous deux. Il faut dire que l'on avait jamais réellement parlé tout les deux même si on est assis à côté en cour.
Moi : alors, ta commencé tes devoirs ?? (oui je sais pas terrible le sujet de convers' mais on fait avec ce qu'on peut )
Bill : euh ouai, il me reste que l'anglais à revoir.
Moi : t'a réussi tes maths ???
Bill :...ouai
Moi : ba t'as bien de la chance parce que moi je n'y comprend que dalle !
Bill : c'est bien ce qu'il me semblait me dit-il en riant. T'as l'air de galérer en cour.
Moi : ça ce voit tant que ça ?
Bill : ba vu les têtes que tu fait, on peut dire que oui.
Cela voudrait-il dire qu'il me regarde à mon insu ???...
Moi :...
Bill : si tu veux, j'peut te donner un coup de main.
...aie, trop tentant pour refuser
Moi : oh ba ça serait avec grand plaisir. Mais dit moi, n'y aurait pas de la gentillesse derrière tout ce noir ?
Bill : hum, ça ce pourrait bien. Disons que je rend simplement ce qu'on me donne, et comme j'suis plutôt habituer aux critique ba j'ai tendance à être un peu froid au départ.
Moi : un peu ? tu veux rire, tu m'a carrément refroidit le jour de la rentrée
Il éclata de rire et me dit tendrement en plongeant ses grand yeux noir dans les miens :
Bill : ...j'suis désolé, j'vais me rattraper.
Moi : oh que oui ! Je vais même t'aider, y'a mes maths qui t'attendent. On y vas ?
Bill : c'est parti...

