Troisieme Fiction: Chapitre XXXII

  Troisieme Fiction: Chapitre XXXII
Désolé pour le Retard mais avec la Reprise j'ai pas eu beaucoup de temps à moi
J'espère donc que vous êtes toujours aussi impatientes de connaitre la suite héhé
J'suis désolée je ne met pas de Code Couleurs, j'ai pas le temps ^^
Bisous à Toutes
et Merci encore Pour Tout !

Ses mots me font l'effet d'un électrochoc mais je ne laisse rien paraître. Il ne faut pas qu'il comprenne, lire dans les yeux d'une autre ce qu'on ne soupçonne pas, lire la vérité est la pire des souffrance. Je tente donc de garder un visage naturel, et de cacher mon angoisse.
- De quoi veut tu parler Tom . Demandais-je innocemment.
- Qu'est-ce qui ce passe avec Bill ? Dit-il sérieusement en s'asseyant prés de moi.
Mon c½ur s'accélère, a-t-il tout deviné ? Je cherche mes mots et me prépare à toutes réactions possible en triturant le bord du drap, soucieuse. Voyant que je ne dit rien, il enchaîne.
- Je sais que quelque chose ne va pas, ça ce voit !! Et puis Bill est mal dans sa peau je le sens, il me dit toujours que non mais je sais que je ne me trompe pas. Pi' faut vous voir vous deux, où est passé votre complicité ? Vos regards qui en disent long, vos rires...'fin tout ce qui était vous ? J'vous reconnais plus...
- Je sais pas Tom...répondis-je évasivement.
- C'est parce qu'il sort avec Isa ? Tu sais va bien falloir qu'il vive lui aussi...
A ce moment là je comprends que Tom ne sais pas encore le fin fond de l'histoire. Il sent que quelque chose cloche entre son frère et moi, mais rien de plus. Bien sur il est sur la bonne voie, mais je doute qu'il ne détecte ce qui ce passe réellement. Même moi je n'ai pas su le voir à temps.
Je ne réponds rien, qui ne dit mots consent. J'espère qu'il le prendra pour tel et que la discussion en restera là.
- S'il se passait quelque chose d'important...tu me le dirais ? Demande-t-il inquiet.
- Bien sur mentis-je.
Il acquiesce sans trop de conviction. Nous en restons là en ce qui concerne le sujet. Soulagée, je me rhabille. Il me propose de descendre regarder un film, puisque sa mère est partie faire quelques courses. J'accepte et nous descendons au salon. Bill et Isabella sont en bas eux aussi, de quoi mettre mes nerfs à rude épreuve. Elle me sourit gentiment, je sais qu'elle essaie de gagner mon amitié, tout ça parce qu'elle crois que Bill est dingue d'elle. Ça me rends malade rien que d'y penser. Et dire que je commençais à l'apprécier. Il a fallu qu'elle vienne tout foutre en l'air...Je vais pour m'asseoir à côté de Tom lorsqu'elle m'appelle timidement. Je me retourne, le visage fermé face à elle.
- Écoute Léya je sais que ce n'est pas facile et que tu dois sûrement le prendre mal. Bill ne t'as rien dit on voulais attendre le bon moment d'autant plus je savais qu'avec toi ça serait délicat.
- ...
- Bref tout ça pour dire que j'espère que tu ne m'en veux pas trop. Je ne compte pas prendre ta place à ses yeux...même si j'aimerais bien y faire la mienne.
Et elle croit que je vais l'encourager. Mon regard s'assombrit et je m'approche de son oreille.
- Rentre toi bien sa dans le crâne. Tu n'auras jamais autant d'importance que moi Isabella ! Et un conseil ne t'attache pas trop, tu risquerais d'être déçu lui dis-je froidement.
Elle secoue la tête et me toise à son tour.
- T'as jalousie te perdras dit-elle, hautaine.
- Et toi c'est tes rêves qui le feront !! Ripostais-je méchamment.
Elle ne comprends pas pourquoi je lui réponds ceci. Seul Bill et moi savons ce qu'il en est. Celui-ci me regarde, il n'a même pas l'air de m'en vouloir pour ce qu'il viens de ce passer. Je le sens perdu et cela me rends malade de ne pas pouvoir voler à son secours. Sans plus attendre, elle retourne à ses côtés le câliner tandis que je m'installe à ceux de Tom. Je ne sais même pas quel film il a choisis, c'est dur de ce concentrer dans un tel moment. Pour pimenter le tout, ils nous rejoignent et s'installent sur le canapé d'à côté. Immédiatement elle se colle à lui et pose sa tête sur son épaule. Il ne dit rien et ce laisse faire.
Tom doit sentir le malaise et il passe son bras autour de moi de manière a ce que je puisse poser ma tête sur son torse. Il me sert contre lui et j'en fait autant. Je leur jette un dernier regard puis me concentre sur l'écran histoire de décompresser un peu. Concentrée sur le film, j'oublis le reste...Quand celui-ci ce termine je me redresse et m'étire un bon coup. Bill et Isabella dorment sur le canapé, enlacés l'un contre l'autre. Je jette un bref coup d'½il sur la pendule et constate que l'après-midi est déjà bien avancée.
- Tom j'vais y aller. Mon père va massacrer la cuisine sinon...dis-je en me levant.
Il acquiesce, ce lève à son tour et m'accompagne jusqu'à la porte avant de m'embrasser tendrement. Une fois de retour chez moi, je me dirige immédiatement dans la cuisine. Là je découvre mon père face aux fourneaux, le tablier noué autour de la taille.
- Papa ? Demandais-je étonné de le voir ainsi.
Il ce retourne vivement et me souris de toutes ses dents.
- Ah Léya tu tombes bien...j'ai besoin d'un de tes conseils pour refaire ta sauce de la dernière fois, tu sais celle avec les pâtes...
Je fronce les sourcils et m'approche de la casserole.
- C'est pour qui ?
- Simone viens manger dit-il en baissant la tête.
Je souris. Pourquoi pas après tout, au point ou nous en sommes un peu de bonheur ne peut pas faire de mal, même si celui-ci sera à la base de beaucoup de problèmes. Je saisis la cuillère et remue légèrement avant de goûter. J'y ajoute mes ingrédients miracle, remue encore un peu et lui tend la cuillère avant de quitter la cuisine pour intégrer ma chambre.
Simone arrive vers 20h et remplit notre maison de cette présence féminine que nous avions oubliés. Mon père et elle ce sourit maladroitement tels deux adolescents, c'est assez drôle à voir.
Je ne reste pas jusqu'à la fin et monte m'enfermer dans la solitude de mes quatre murs. Je ne pense pas aux jumeaux, ni à Isabella. Je ne pense pas à ma mère non plus, je fais le vide. Je me sens si légère, c'est une sensation très agréable que j'avais presque oublié. Malgré mon acharnement, le visage de Tom revient à la charge, tout comme celui de Bill...Il faut qu'il sache. Demain, je lui dirais tout...


Il est 8h du matin et je suis déjà devant les grilles attendant nerveusement que les jumeaux veuillent bien montrer le bout de leur nez. Cette nuit a été longue. J'ai étudié toute les formes possibles pour annoncer à Tom que j'aime aussi son frère et aucune ne m'a paru bonne. Toutes les formules sont douloureuse tant à entendre qu'à dire. Je triture machinalement un bout de mon pull en faisant les cent pas quand je vois Bill et Isabella qui marchent en ma direction. Pas de Tom à l'horizon.
- Salut Léya, Tom arrive, il était en retard ce matin, problème de réveil ou je n'sais quoi me dit Bill en m'embrassant la joue.
- Je vais lui dire Bill !! Dis-je d'une traite.
Celui-ci ce fige et me fixe.
- Quoi ? Maintenant ? Dit-il paniqué.
- Maintenant. J'peux plus attendre...c'est...trop compliqué.
- De quoi elle parle demande Isabella qui ce décide enfin à parler.
- De rien de rien lui dit-il nerveusement. Mais tu est sur de ce que tu fais ?
- Ouai...dis-je en baissant la tête.
Mon sang ce glace quand je l'aperçois marcher dans notre direction. Les mains dans les poches et le rythme cadencé comme à son habitude, comment à t-on pu lui faire ça ?! Une fois vers moi, il m'embrasse chastement et sort une clope de son paquet. Bill me regarde inquiet puis, pris de panique, il marche a l'intérieur du lycée en entraînant sa dulcinée.
- Bin qu'est-ce qu'il a ? demande Tom en recrachant la fumé nonchalamment.
- Tom...faut que j'te dise un truc dis-je honteusement.
Je le vois qui fronce les sourcils puis son regard ce pose sur moi, m'incitant à continuer.
- C'est pas facile et je suis désolée de tout ce que ça va causer. Je...Voila je t'apprécie énormément, je me risquerais même à te dire je t'aime si je n 'te connaissais pas...seulement...tu n'es pas le seul. J'aime quelqu'un d'autre...
- Et c'est qui ? Dit-il simplement.
- ...Bill dis-je dans un souffle.
Je lève timidement les yeux vers lui, les joues rouges écarlates de honte. Il ne dit rien, continue de fumer en silence. Ses yeux perdus dans le vague ne trahissent pas ses états d'âmes. Je n'ose rien dire de plus. Il jette son mégot et pivote en ma direction. Ses yeux me scrutent longuement, cela semble durer une éternité.
- C'est lui ou moi Léya...Je n'entrerais pas en compétition avec mon frère. Le choix c'est toi qui le feras mais dit bien que si tu le choisis lui, c'est sans moi...
- Et si je te choisis toi ?
- Ne sois pas bête Léya...tu ne peux pas vivre sans Bill...d'ailleurs j'suis convaincu que si t'avais été avec lui tu ne serais jamais tomber amoureuse de moi...
Je baisse les yeux. Il a raison, tellement raison. Si j'avais eu Bill sans connaître Tom, l'aurais-je aimé de la sorte...
- Tu l'as embrassé ? Demande-t-il froidement.
- Oui...avouais-je.
Il s'esclaffe. Un rire qui sonne faux.
- Alors pourquoi tu m'parle d'amour entre toi et moi. Tu as déjà fais ton choix...j'vois pas pourquoi tu te complique la vie...
Il ramasse son sac, le fourre son épaule et, sans me regarder, pénètre dans le lycée. Je reste interdite, le suppliant intérieurement pour qu'il ce retourne. Faite qu'il ce retourne, pitié...Plus il s'éloigne, plus je sens mes larmes monter. La porte métallique claque et il disparaît. Tom et moi c'est donc finit. Bizarrement je ne voyais pas notre séparation ainsi. Je la voyais plus bruyante, pleine de larmes et de reproches. Je le voyais me détester et me hurler dessus comme on crie sur un gosse qui à fait une bêtise. Je me voyais lui expliquer cent fois que je l'aime aussi et que je ne peux vivre sans lui...Il n'y a rien eu de tout ça. Tout c'est passé si vite que j'ai encore du mal à réaliser. Certains dirons que c'est une séparation en presque bons termes...c'est vrai. Mais alors pourquoi cela me fait si mal ? Je me sens vide tout à coup, bien plus que ce que j'aurais cru. Je suis toute seule à présent, Bill à Isabella et moi...je n'ai plus Tom. Bien sur c'est peut être mieux ainsi, d'ici quelques jours tout ira mieux, Bill quittera Isabella et nous pourrons enfin vivre ce dont nous rêvions depuis quelques temps. Ma tête me hurle d'arrêter de pleurer, qu'après tout j'ai fait ce qu'il fallait mais mon c½ur me chante une toute autre chose. Une drôle de complainte qui me brise le c½ur, une mélodie que je ne connaissais pas...Finalement, ai-je fais le bon choix...



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# Posted on Thursday, 24 July 2008 at 4:56 PM

Edited on Wednesday, 10 September 2008 at 6:04 PM

10 000 COMMENTAIRES

    10 000 COMMENTAIRES
J'innoverais pas en vous disant encore une fois
MERCI
Un merci sincère qui vient du fond du Coeur
Je n'ai malheureusement que ce mot là à vous offrir
Mais sachez qu'il représente énormément pour moi...


Jamais je n'aurais cru ça possible !!
Et aujourd'hui encore j'ai du mal à réaliser
10 000 Commentaires
Ça fait un bon bout de chemin,
Un beau voyage ensemble.
Je ne pensais pas écrire autant de fiction
Je ne pensais même pas publier
Et quand j'me suis lancée,
Je pensais qu'une seule suffirais.
Mais quand cette dernière a touché a sa fin
Je n'ai pu me résoudre à vous laissez...
Refermez la page m'a été impossible
Vous étiez devenu mon monde à moi en si peu de temps.
Alors j'ai recommencé
Nouvelle histoire, Nouveaux perso, Nouveaux Monde
Nouvelles Rencontres...
Et comme on dit jamais Deux sans Trois...
Je l'ai fais une Troisième Fois...
Sachez que tout est loin d'être Finit ^^

Je voulais aussi vous remerciez
Pour le soutient que vous m'avez apporté
Durant la période des « piratages »
J'en suis restée bouche bée de voir à quelle point
Vous etiez là pour Moi
Et encore aujourd'hui quand j'y repense
Ca me fait chaud au coeur !!

A présent, Je voudrais remercier celles qui me suivent depuis toujours...
Emily avec qui tout à commencé et à qui je dois beaucoup...,
Flo ma cousine, toujours au taquet !!
Aurél' et Jou le duo de Choc,
Pitchounette et sa perversité impressionnante,
Maëlie et sa gentillesse,
Sophie et ses danettes aux chocolat mdr,
Alex et Lilie , Ophélie , Angélique , Camille et puis toutes les p'tites nouvelles que je récupère tous les jours.
Je M'excuse de ne pas toute vous citez mais vous êtes plus d'une cinquantaine...
Sachez que chacune d'entre Vous compte à mes yeux et que c'est grace à vos Mots que mes Maux évoluent...
Je vous Remercie toutes Une à Une d'Etre Là...


Je voudrais remercier aussi Ma Twinny
Même si l'on ne ce connaît pas depuis des lustres, je sais qu'elle...
C'est ELLE !!
Elle et son monde,
Elle et son Bobu, son Jim et son Vilain Farfadet
Elle et Nelson Batlasouris qui tape au clavier avec ses pattes...
Elle et ses bêtises à trois francs six sous qui me font rire à en pleurer
Elle et ses questions existentielles de schtroumpf
Elle et ses délires archi tordu
Elle et ses fuckages de Night
Elle et sa guitare
Elle et ses Tsunamis ^^
Elle et ses pétages de plombs
Elle, Elle, Elle
Tout simplement ELLE...


Je ne vous le dirais sans doute Jamais assez Mais...
JE VOUS AIME TOUTE DU FOND DU COEUR

# Posted on Monday, 01 September 2008 at 11:30 AM

Edited on Wednesday, 10 September 2008 at 5:59 PM

Troisieme Fiction: Chapitre XXXIII

 Troisieme Fiction: Chapitre XXXIII
BOUUUUUUUUUUH HONTE A MOI !!!!!
Franchement je n'ai pas d'excuses à vous fournir pour cette absence si Longue !!!
Si ce n'etait pas moi j'me detesterais ...quoi que je me deteste pas mal là...
Bref...
Je me tais, vous allez pas en plus supporter mes bla bla hein
Merci en tout cas d'être toujours là...



Deux semaines...deux semaines que Tom et moi ce n'est plus que de l'histoire ancienne, de jolis souvenirs, des vestiges d'un passé déjà trop loin. Deux semaines qu'il me fuit comme la peste, qu'il évite le moindre contact avec moi. Deux semaines que je n'ai pas entendu le son de sa voix pas même pour me dire bonjour. Deux semaines que notre « nous » n'existe plus, et que l'on nous qualifie d' « ex » l'un et l'autre, quel terme vulgaire, Tom est tellement plus que mon « ex ». Deux semaines sans lui, deux semaines de manque intensif... Au lycée il arrive que l'on se croisent, mais je n'existe plus. Je suis comme transparente à ses yeux et cela me tue. De son côté il est tel qu'on le connaît, souriant et déconneur. Il a toujours ce sourire qui m'a fait fondre, toujours cette intonation dans la voix lorsqu'il se paye la tête d'un autre. Notre histoire n'aurait pas existé qu'il serait resté le même. Tom est fort pour cacher ses émotions, bien plus fort que moi et même s'il a mal, il faudrait payer très cher pour le voir. Alors je me raccroche à Bill, qui de son côté, à quitté Isabella il y a de ça une semaine. Elle aussi ne m'adresse plus la parole désormais, elle clame à qui veut bien l'entendre que je ne suis qu'une menteuse et une manipulatrice, que j'ai tout fait pour qu'entre elle et Bill ça ne fonctionne pas, que j'suis une jalouse maladive bonne pour l'asile, j'en passe et des meilleures. Je la laisse dire, j'peux pas en plus lui enlever ça, j'lui ai déjà repris Bill après lui avoir « accordé ». Bien sur, elle ne m'a montré que sa colère, mais j'ai bien vu la peine à travers ses yeux lorsque je l'ai croisé lundi dernier. J'ai bien vu le mal que ça lui a fait de ce rendre à cette foutue évidence. Je pense qu'elle est réellement tombée amoureuse de Bill et je m'en veux de lui ôter ce bonheur. Je sais tellement le mal que ça fait. Je suis une égoïste. Bill me dit que non, que de toute façon il l'aurait quitté un moment ou un autre parce qu'il ne ressentait rien pour elle, sauf peut être de l'amitié, il me rassure du mieux qu'il peut mais cette part de culpabilité ne me quitte pas. Dernièrement, il m'a dit que Tom et lui avaient mit les choses au clair et que tout c'était plus ou moins arrangé. Tom ne nous en veux pas, du moins pas plus que ça. Il lui a confié qu'il s'en doutait un peu mais qu'il préférait ne pas y penser parce qu'après tout, cela était inimaginable. Bill c'est excusé à maintes reprises et je sais qu'il culpabilise encore. Nous n'en parlons pas, mais je le sens...Le sujet est tabou depuis que tout a été dévoilé. Je garde donc au fond de moi ce mal qui me ronge. J'encaisse en espérant qu'un jour, cela disparaisse et que tout redevienne comme avant même si je sais que rien ne pourra être comme nous l'avons connu. Désormais, il y aura cette histoire, ce drôle de trio amoureux, ces sentiments éprouvés et bien que dissimulés, présents dans nos moindres faits et gestes. D'un commun accord, nous n'avons rien dit à nos parents respectifs, pas la peine de les mêler à ça alors qu'eux même sont déjà pas mal occupés à ce tourner autour sans vouloir se l'avouer. Loin de se douter ce qu'il se trame entre leurs enfants nous faisons de notre mieux pour cacher ce secret. Le vibreur de mon portable me fait sursauter et je fourre la main dans le fond de ma poche, avant de sourire face au petit écran qui s'éclaire.
- Allo ?
- Il n'y a personne à la maison...t'as dix minutes pour rappliquer me dit Bill avant de raccrocher.
Je souris et saute de mon lit à pied joint laissant derrière moi mes sombres pensées. J'enfile mes chaussures rapidement et dévale les escaliers risquant à deux reprises de m'étaler en bas des marches. J'atteins la maison des Kaulitz en un temps record et entre sans frapper. La maison est calme, seule quelques notes provenant de l'étage se font entendre. J'avance doucement jusqu'aux escaliers que je gravis d'un pas lent. Il n'y a personne dans la chambre de Bill. Je suis à l'écoute du moindre bruit quand soudain c'est le noir total. Un bandeau est glissé sur mes yeux et noué autour de ma tête. Ses mains glissent le long de ma taille et son torse se serre contre mon dos. Doucement il me pousse en avant et en quelques pas nous atteignons la fin du couloir. Il me dirige à ma droite et ferme la porte derrière lui. Nous sommes dans la salle de bain, il fait une chaleur torride et je crois reconnaître l'odeur de noix de coco qui flotte dans l'air. Il embrasse tendrement le creux de mon cou ce qui me fait basculer la tête en arrière. Cet endroit si banal à première vue est mon point faible. S'il devait y avoir un point G à l'extérieur du corps, le miens serait ici, entre la ligne de mon épaule, et celle de mon cou, là où le corps crée une courbe naturelle. Ses mains s'aventurent sous mon t-shirt avec délicatesse. C'est à peine si je sens ses doigts qui parcourent ma peau. Seul témoin de ses caresses, le frison qui me traverse et granule ma peau à la vitesse éclair. Il effleure la dentelle de mon soutient gorge et je manque de vaciller, mes jambes n'étant plus que de vulgaire morceaux de coton. Je sens son piercing qui roule contre moi, j'avais oublié ce détail et jamais j'aurais penser qu'un jour celui-ci me procurerait un tel plaisir. A vrai dire, jamais je n'aurais pensé me retrouver ainsi, avec lui. Il me retourne lentement et m'embrasse du bout des lèvres. Puis il m'embrasse le menton, le cou, les clavicules avant de s'agenouiller et de continuer le long de mon ventre. Ses mains pressent mes fesses et je me fais violence une fois de plus pour rester debout. D'un geste habile il retire mon t-shirt et revient se serrer contre moi. Je découvre avec plaisir que son torse est déjà nu. Après quelques caresses accentuées, il défait mon pantalon ainsi que le siens. Ce n'est pas la première fois que Bill et moi sommes en petite tenue dans la même pièce, mais aujourd'hui nous sommes bien loin de ce que nous avons vécu et j'ai ainsi l'impression de le redécouvrir. Jamais je ne l'avais vu sous cet angle, jamais je n'avais imaginé de telles choses...et pourtant cela me comble de bonheur. Alors qu'il caresse ma poitrine, je sens mon c½ur qui tambourine sous ses doigts. C'est une sensation si indescriptible que j'ai moi-même du mal à me l'expliquer. Mes lèvres cherchent les siennes et ne tardent pas à les rencontrer. J'entoure sa nuque de mes bras tandis qu'il fait de même autour de ma taille. Je me hisse sur la pointe des pieds ce qui le fait sourire. C'est avec une douceur que je ne lui connaissait pas que ses mains viennent se placer de chaque côtés de ma tête. Je sens le bandeau qui se desserre petit à petit et qui finit par tomber. La première chose que je vois ce sont ses yeux, ce regard qui me transperce et qui m'a toujours troublé. Bill à cette façon de vous regarder hors du commun, ce petit truc qui lui est propre et qui fait que vous vous sentez unique un cet instant précieux. Un regard tendre et sauvage à la fois, provocateur et rassurant, aguicheur et confiant...il n'y a que lui pour évoquer ce genre de réaction. Personne n'oublie le regard de Bill...Personne n'oublie Bill tout simplement. De ses doigts il caresse mon visage tout en repoussant quelques mèches de mes cheveux. Je ne le quitte pas des yeux, absorbée dans ma contemplation. Un petit sourire se dessine et, voyant que je n'ai pas réagis, il chuchote
- La décoration te plais ? J'y ai mit du temps...
Je tourne un peu la tête et reste stupéfaite. La pièce est remplie de petites bougies disposées ça et là. Le tout donne une lumière tamisée et romantique. La baignoire est pleine à raz bord d'eau chaude fumant encore et de mousse. Bill à fait les choses avec soin, il a disposé quelques roses au bord de la baignoire ainsi que des pétales sur le sol. La musique qui tourne en sourdine provient de la radio qu'il a traîné jusque là. J'en ai le souffle coupé.
- Bill c'est...waouh j'sais pas quoi dire tellement c'est beau dis-je surexcitée.
Il sourit, fière de lui.
- Alors ne dis rien dit-il en me transperçant de ses yeux noirs.
Il se met dos à moi et dégrafe mon soutient gorge. Par reflex je place mes bras croisés sur ma poitrine alors qu'il descend mon boxer.
- L'eau ne restera pas chaude toute la journée dit-il en me poussant vers la baignoire.
En toute hâte, je glisse un pied puis l'autre avant de m'allonger entièrement, savourant l'effet de la chaleur sur mon corps. Il ne tarde pas à me rejoindre, il y a largement de quoi rentrer à deux. Nous restons là une bonne demi-heure, à se caresser, à rire, à s'embrasser, à profiter tout simplement de notre nouvelle histoire. Une fois l'eau tiède, nous nous rinçons et sortons, la peau toute ridée à cause de l'eau. Il me fait enfiler son peignoir, dont il faut que je retrousse de deux bonnes fois les manches avant de voir le bout de mes doigts. Sur la buée du miroir je dessine un coeur qu'il embrasse à l'intérieur afin d'y laisser la trace de ses lèvres. Nous sourions comme deux imbéciles en regardant le dessin s'évaporer. Je ne me rhabille pas, il me l'interdit. A l'inverse il me donne l'ordre d'aller dans sa chambre ce que je fait sans protester. Mon rythme cardiaque s'accélère légèrement je sais ce qui nous attends. J'en ai envie et pourtant je suis tellement apeurée. Il ferme la porte à clé ainsi que les volets pour nous plongez dans une pénombre rassurante. Je ne vois que ses yeux, encore et toujours. Je marche à reculons jusqu'à son lit où je m'allonge une fois atteint. Sans ouvrir le peignoir il s'allonge sur moi. Machinalement j'écarte les jambes et il se place entre. Je sens bien que je lui fait de l'effet, ce qui ne manque pas de me faire sourire. Sa main gauche remonte lentement le long de ma cuisse alors que je m'accroche à son cou en fermant les yeux. Puis il défait la ceinture et remonte jusqu'à ma poitrine qu'il caresse avec fermeté. Son torse nu me brûle la peau, et j'en perd les pédales rapidement. Je n'ose pas le toucher autre que dans le dos, alors il saisit ma main et vient la poser sur le creux de ses reins.
- Je t'aime Léya me chuchote-t-il de sa voix suave.
- Je t'aime aussi Bill...
- T'as confiance ?
- J'ai confiance.
Et c'est à ce moment là que nous ne formions qu'un. Le contact est brusque mais sans douleur. Pendant quelques secondes il ne bouge pas. C'est moi qui lui donne l'information en bougeant légèrement mon bassin. Il se met à bouger doucement, très doucement. Puis il accélère petit à petit histoire que la montée soit plus agréable. J'ai rapidement la tête qui me tourne. Je le sert contre moi de toute mes forces, mais cela ne comble pas cette envie, ce besoin que j'ai d'être contre lui. Nos joues sont l'une contre l'autre, sa bouche suçote le lobe de mon oreille, mes mains griffent avec légèreté la peau fine et laiteuse qu'est la sienne. Le cadence s'accélère, de plus en plus vite. Nos corps sont moites, mais ne se desserrent pas bien au contraire. Ils bougent à l'unissons telle une vague digne des plus grands océans. Je me sens proche. Nos mais se lient, j'enroule ma jambe autour de lui et c'est à bout de force que nous atteignons ce que peu de gens connaissent. Cette impression de n'être plus qu'une seule et même personne, donnant tout ce qu'elle possède, cette montée d'adrénaline commune qui recouvre votre corps et votre esprit, la même contraction au bas du ventre et le même cri suraigu suive de cet essoufflement chaud qui meurt au creux de son épaule. Ensemble, c'est ensemble que nous avons atteint l'orgasme. Un orgasme pur teinté d'amour et de passion. Il n'est qu'une preuve de plus de ce qui nous lie. Je le serre contre moi et tente de reprendre mon souffle. Sa respiration saccadée ressemble à la mienne. Il redresse la tête et m'embrasse tendrement avant de sourire. Pas besoin de mot, nous savons que nous venons de partager une expérience unique. L'amour à l'état pure, sans artifices ni mensonges. Un amour sincère, qui vous dévore de l'intérieur. Un amour que l'on connaît qu'une seule et unique fois...



J'espère ne pas avoir perdue la main
Promis le prochain arrivera tres prochainement
J'vous Embrasse Toutes Tres Fort


Pour celles qui suivent les OS Fantastiques de ce blog
Une nouvelle y est postée. La première partie tout du moins
La suite est pratiquement termiéne ^^
N'eteins Pas La Lumière

# Posted on Sunday, 16 November 2008 at 3:07 PM

Edited on Monday, 17 November 2008 at 5:30 PM