chapitre 9

chapitre 9
oui comme je suis parti tt le week end je vous met plusieurs chapitres d'un coup ;) (bon c osi pck il son cour lol)



Une fois à la maison, je la découvrit comme je l'avais prévu : vide ! Le seule point positif que je trouvait dans cette situation était qu'il n'y avait personne pour venir me casser les pieds ou me dicter ce que je devais faire , comment et à quelle heure. Je m'assis lourdement sur mon canapé. Et dire qu'il y'a à peine 6 jours, Bill était là, avec moi. Je me sens si bien quand il est la, j'ai l'impression qu'il me comprend sans que j'ai besoin d'ouvrir la bouche, comme s'il lisait en moi...Avec lui, je n'ai pas besoin de jouer un rôle, de former une carapace, je peut être moi-même sans crainte d'être blesser. Il faut dire que je fait peu confiance aux garçons, sûrement pour éviter d'avoir mal.
Sans comprendre pourquoi, je sentis les larmes me monter s'arrêtant au bord de mes yeux. Toutes ces constatations me faisait souffrir. Je me leva et me dirigea à la salle de bain afin de prendre une bonne douche pour me dégourdir l'esprit et me réchauffer le c½ur.
Après ça, je mangea rapidement car je n'avait pas très faim et fonça me coucher sans même avoir jeté un coup d'½il à mes devoirs. Le sommeil me prit presque aussitôt, à croire que de trop réfléchir ça épuise.
Le lendemain j'eu un mal fou à me lever malgré que je me soit couchée tôt la veille. Comme tous les matins, je répéta les mêmes gestes : ce lever, manger,s'habiller, se maquiller (sans trop de conviction) et s'en aller. Avant de partir je repensa au petit mot de ma mère qu'elle me laissait tous les matins sur la tables. Je revint sur mes pas et l'attrapa et le chiffonna de toute mes forces sans prendre la peine de le lire, puis le jeta à la poubelle et quitta la maison. Apres tout à quoi bon lire quelque chose que l'on connaît déjà par c½ur ?...
Arrivée au lycée, je ne vit pas Bill qui m'attendait comme à son habitude, devant le grand portail gris. J'avais beau chercher, pas moyen de le trouver. Fatiguée de parcourir la foule comme une folle je décida de lui envoyer un message.
"Ou t'es passé ? j'te trouve pas ! »
Le message fut court a cause du froid, j'avais beau avoir mit des gants, la froideur du temps me glaçait les doits.
Dix minutes plus tard, mon portable vibrât entre mes mains.
De : Bill à 7h53 : « désolé, je suis malade je viens pas aujourd'hui. Passe une bonne journée. J'compte sur toi pour m'apporter mes devoirs demain après-midi. Bisous »
La journée s'annonçait être un vrai cauchemar déjà que de venir ici était un vrai supplice si en plus il n'était pas là pour me tenir compagnie...la sonnerie se fit entendre et ce fut à contre c½ur que je me dirigeai en direction des salles de classe. Tout avait l'air si lent, les minutes étaient interminables quand aux heures, je n'en voyait pas la fin. J'avais l'impression que tout était figé autour de moi et que tout le monde vivait au ralenti.
Je resta seule toute la journée, apercevant de temps en temps Tom ainsi que sa bande d'abruti. Les voir m'écoeurait, ils se pavanaient autant que possible dans tous les coins du lycée sous les yeux des toutes ces potiches, pathétique !
A midi, on me proposa de m'installer à une table avec quelques filles dont une de ma classe. Bien qu'elles eut l'air plutôt gentille je préféra décliner et manger seule.
Je me suis assise à une table en retrait où il y'a de la place que pour deux pour éviter que quelqu'un tente de s'approcher. De plus je n'avait aucune envie de parler. Tom passa a coté de moi et s'installa à une table plus loin avec au moins trois filles rien que pour lui, un vrai tombeur. Il me regarda furtivement, ce qui me fit baisser la tête. Je n'avait aucune envie d'affronter son regard, je n'en avait pas la force. Comme si d'être seule, sans Bill me rendait vulnérable et fragile. Coupé de tout appétit je prit mes affaire et quitta la cantine. J'essaye de penser à autre choses mais rien n'y fait alors je pense à lui, je pense de toute mes forces en espérant que son image me rende le sourire mais malgré tous mes efforts, ce la n'a pas plus de succès.
Il me manque terriblement et il me tarde d'être demain après-midi rien que pour entendre le son de sa voix me bercer le c½ur.

# Posté le lundi 09 avril 2007 17:56

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 15:06

chapitre 10

chapitre 10
voila pour le moment je marete ici, 3 chapitre dun coup cest pâs mal pi en plus celui la et extra lon....et Tom entre en action !!


]Il est environ 13h30 et je suis déjà en train de courir les rues en direction de sa maison. J'espère de tout c½ur que son état ce sera amélioré pour qu'il puisse venir demain. Je relie le second message qu'il m'as envoyé mardi soir dans lequel il indiquait le nom de sa rue. A pied j'en avait pour une bonne demi-heure ce qui me fait un bon bout de chemin à parcourir. Durant tout ce temps, je réfléchis, j'observe ce qui est autour de moi. Je sent mon nez qui se glace au fur et à mesure que j'avance. Malgré tout je me sent bien, j'ai presque le sourire et je sent ma joie qui grnadit au fond de moi. Ma démarche est cadencée, mes pieds me guident à une vitesse effrénée, moi qui suit de nature flemmarde, c'est assez étonnant. Quand enfin j'aperçois la maison de Bill je ralentie un peu pour reprendre mon souffle. La maison est jolie : toute blanche avec une porte et des volets bleus comme celles que l'on voit sur le bord de mer. Dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous.
Je m'avance et frappe timidement à la porte. J'entend presque immédiatement des pas derrière la porte venant dans ma direction. Je m'apprête à sortir le plus beau de mes sourire lorsque la porte s'ouvre.
Tom : ah salut
Ce que je voit me laisse bouche bée. Ce n,'était pas Bill qui était devant moi mais son Tom, son jumeau. Je l'avait totalement oublié celui-là !
Moi : salut...lui répondit-je d'un air sec et peu enjoué.
Tom : je suppose que tu viens voir ce qui me sert de moitié.
Moi : ouai, il est là ?
Tom : ba oui ou tu veux qu'il soit ? vu dans l'état où il est il risque pas d'aller bien loin. Vas-y entre.
Il s'écarta légèrement pour me laisser passer. Pas de surnom débile, pas de regard provocateur ni de sourire en coin. Si je ne l'avais pas vu avant j'aurais m^me pu dire qu'il avait l'air sympa, et pourtant...
Tom : tu vois boire un truc avant d'aller t'enfermer dans la chambre à microbes ?
Moi : euh ba ouai je veux bien merci. Pourquoi la chambre à microbes, il est si malade que ça ?
Tom : ba pas mal quand même, en plus ça fait 3 jours qu'il en sort pas donc...
Moi : et il mange ou ?
Tom : t'as vu l'épaisseur à mon frère, tu crois vraiment qu'il va se goinfrer ?! Déjà sans être malade il mange peu alors là, j't'explique pas la galère. En plus il est têtu comme tout donc pour lui faire avaler un truc c'est la croix et la bannière.
Il me tendit un verre de coca bien frais que je bu quasiment d'une traite.
Moi : merci, ça fait du bien.
Tom : de rien...t'as l'air d'avoir retrouvé le sourire ?
Moi : comment ça ?
Tom : ba hier t'avais pas l'air en pleine forme à ce que j'ai pu voir.
Moi : ouai j'était un peu fatiguée. Elle est où sa chambre s'il te plait ?
Tom : en haut des escaliers, la première à droite.
Moi : Ok merci.
Tom : au faite, c'est quoi ton nom ?
Moi : Sarah
Tom : c'est jolie.
Moi : ouai c'est toujours mieux que « beauté » !
Je lui adressa un petit sourire et monta les escaliers rapidement. Une fois devant la porte je frappa délicatement. Un « entrer » peu audible m'arriva aux oreilles. J'ouvrit la porte et aperçu Bill. Il était assez pale ce qui faisait ressortir ses yeux avec exagération. Il me regarda avec un air de chien battu et un sourire à peine visible ce dessinait sur ses lèvres. Il avait l'air vraiment malade et je compris que il ne viendrait pas demain.
Moi : ba dit donc t'as pas fait semblant. Je sais pas ce qui t'es tombé dessus mais en tout cas ça t'as pas loupé.
Bill : ouai je sais. Je suis désolé de te faire venir, t'as du marcher pas mal jusqu'ici.
Moi : oh t'inquiète pas, ça me fait une petite sortie comme ça. Et puis de toute façon j'avais rien d'autre à faire. J'espère juste que tu vas pas me refiler tous tes microbes.
Bill :...ça c'est moins sur. Je suppose que t'as croisé Tom ?
Moi : ouai
Bill : et... ?
Moi : et ça c'est bien passé j'en était étonnée d'ailleurs. Il m'a même offert un vers. Il ma dit aussi que tu mangeais rien,...c'est vrai ?
Il baissa les yeux et hésita à me répondre.
Bill : euh...ouai. J'ai pas très faim en ce moment.
Moi : entre ne pas avoir très faim et ne pas manger il y'a une différence quand même. Il faut que tu te force Bill plus tu mange, plus tu reprend des forces et plus vite tu reviens au lycée. Je m'ennuis sans toi.
Il me souria tendrement en plongeant ses yeux dans les miens. On échangea alors un regard des plus profond qui me procura un frisson a travers tout le corps.
Bill : en parlant du lycée, tu me montre tout ce que j'ai à rattraper ?
Moi : ah oui, j'y avait presque oubliée. T'inquiète pas y'a presque rien.
Je déballa cahiers, livres, et leçons, sous son nez. Je lui expliqua tout ce qu'il devait faire et apprendre pour demain dans l'espoir qu'il me dise qu'il sera là. J'était assise sur le rebord de son lit et je put sentir son odeur, il sentait le shampooing et la lessive ce qui lui donnait l'air d'un petit garçon. Je me leva à contre c½ur et lui dit :
Moi : bon ba je vais te laisser te reposer, j'pense que t'en a besoin.
Bill : attend, tu viens d'arriver.
Moi : non Bill faut que tu dorme et que tu reste tranquille pour être en for...
Il ne me laissa pas le temps de finir ma phrase
Bill : s'il te plait Sarah, reste avec moi.
Il me regarda avec insistance, comment ne pas craquer devant ce minois angélique ?
Moi : bon d'accord mais à une condition
Bill : laquelle ?
Moi : que tu mange quelque chose !
Il fit la moue, mais voyant que je ne changeais pas d'avis il accepta.
Bill :...bon ba puisque j'ai pas le choix.
Moi : et oui c'est comme ça ! de quoi t'as envie ?
Bill : de quelque chose de sucré.
Moi : ok, attend je reviens.
Je sortie de sa chambre et dévala les escaliers. Tom était avachi sur le canapé, chips et limonade en main.
Tom : tu t'en vas ?
Moi : euh non pas tout de suite. Je viens juste te demander un petit service.
Il leva le sourcil gauche.
Tom : dit toujours on verra ce que je peur faire.
Moi : qu'est-ce que t'as de sucré dans tes placards ?
Tom : t'as faim ?
Moi: moi non, mais Bill oui !
Il me regarda avec un air des plus étonné qui soit, les yeux grand ouverts.
Tom : et ba dit donc, ça fait à peine 20 minutes que t'es là, et il retrouve l'appétit. Faudra que tu me donne ta technique.
Moi :...je marche au chantage.
Il acquiesça d'un air satisfait et ce leva. Il sorti une demi baguette qu'il tartina de Nutella, puis il servi un grand verre de jus d'orange frais.
Tom : tient, apporte lui ça.
Moi : merci.
Je remonta en vitesse dans la chambre où Bill m'attendais. Je lui déposa le plateau avec un air triomphale.
Moi : et voilà !
Bill : merci...je suis obligé de tout finir ?
Moi : à ton avis ?
Il fit une petite grimace, puis commença à manger. Une fois qu'il eu terminé, je lui retira le plateau et le posa au sol pour qu'il plus de place. La fatigue le rendait un peu gauche.
Moi : tu vois, c'était pas si dur que ça. Et puis tu vas voir, ça va te faire du bien.
Il acquiesça de la tête sa même la relever. Il se regardait les mains l'air de rien.
Bill : au faite, merci d'être restée avec moi, j'en avait marre d'être tout seul.
Moi : j'te signal que t'es pas tout seul...
Bill : tu parle de la chose qu'il y'a en bas ?
Moi : exactement t'sais la chose qui s'appel Tom et qui est ton jumeau !
Bill : pff, à part regarder la télé et venir voir de temps en temps si je suis pas mort, je vois pas du tout à quoi il me sert !!
Moi : demande lui qu'il te joue un peu de guitare puisque t'aime ça...
Bill : alors là sûrement pas, je préfère rester ici tout seul toute la journée que d'avoir à lui demander quoi que ce soit!
Moi : non mais c'est pas possible d'être têtu à ce point...
Il ne répondit rien et tourna la tête en direction de sa fenêtre, avec un air déçu et fâché à la fois.
Moi : Bill...
Bill : quoi ?
Il me fixa.
Moi : ...je disait pas ça pour te vexer...mais reconnaît que...tous les deux vous êtes bornés.
Bill : peut être...de toute façon ça m'intéresse pas de savoir si on l'est ou pas ! On peut parler d'autre choses ?
Moi : euh...oui
Il fallait se rendre à l'évidence, parler de son frère lui faisait mal...
Bill : si je revient pas demain, ce qui est fort possible, j'peut toujours compter sur toi ?
Moi : oui oui, t'inquiète pas je continue à m'occuper de tes devoirs. Je repasserais pour récupérer mes affaires et te donner les nouvelles.
Bill : ok merci c'est sympa, en plus je sais que t'habite pas à côté.
Moi : oh c'est pas grave, je peut visiter comme ça !
Il me sourit faiblement, il avait l'air épuisé. Pour le laisser s'allonger un peu plus, je me leva de son lit et regarda avec attention tout autour de moi. Sa chambre était des plus classiques : elle était dans les tons de bleu ciel, plutôt étonnant pour un garçon aux apparences aussi sombres. Je m'attendais à une chambre plutôt morbide, avec plein de poster rock accroché aux murs, mais non, c'était out l'inverse. Il n'avais que quelques posters discrets, et une photo de deux petits garçons sur son bureau. Elle était terriblement abîmée et avait du naviguer dans plusieurs poches de jeans vu la nombre de pliures qu'elle avait.
Sa fenêtre donnait sur l'horizon, c'était vraiment beau ,et reposant. Il n'y avait que des vastes champs à perte de vue et quelques petites routes qui se dessinait.
En me retournant vers lui, je constata qu'il c'était allongé de plus belle et que ses paupières donnaient l'impression de peser des tonnes. Sans poser de question, je continua mon explorations. Il possédait une pile de CD impressionnante. Je n'en avait jamais vu autant rassembler. Il avait aussi quelques livres poétiques et des tas de feuilles sur son bureau contenant des textes, des bout de paroles,...A part ces quelques détails, le reste était banal : bureau, armoire géante, et lit.
Je jeta un bref coup d'½il sur lui, ...il c'était endormi. Il avait l'air paisible. Je quitta la chambre sur la pointe des pieds en emportant le plateau avec moi
Tom était toujours dans la même position sauf qu'il avait du finir le paquet de chips car le paquet traînait lamentablement par terre.
Moi : bon ba j'y vais, je t'ai posé le plateau sur le comptoir.
Tom : ok, et Bill ?
Moi: il s'est endormi.
Tom : dac' j'irais le voir dans un moment
Moi : tu t'en occupe bien apparemment
Tom : ba, j'ai pas trop le choix, ma mère est jamais là et elle me tuerais si elle savais que je le laisse tout seul, en particulier quand il est malade ! C'est ça d'être l'aîné. !!
Moi : l'aîné ?
Tom : ouai de 10 minutes, c'est pas énorme mais pour elle ça compte.
Moi : et Bill , il te considère aussi comme l'aîné ?
Tom : t'sais je pense que c'est pas le truc qui l'intéresse. Je suis né avant lui point bar, il se pose pas de questions, et je fais pareil. C'est le hasard c'est tout !
Moi : et quand c'est toit qui est malade ça ce passe comment ?
Tom : ba il doit aussi me surveiller, mais je suis jamais malade donc...et puis je pense que ma mère s'inquiète moins pour moi, elle sait que je suis bien moins fragile que Bill.
Moi : je trouve ça dommage que toi et lui vous ne partagiez rien ensemble, c'est du gâchis ! Enfin bon, passe une bonne fin d'après-midi.
Tom :...ouai a toi aussi et merci d'être passée.
Moi : de rien salut
Tom : salut.
J'enfila rapidement mes chaussures et quitta la maison. Un air glacial me saisi le visage ce qui me poussa à rentrer chez moi le plus vite possible avant que la nuit ne tombe.

# Posté le lundi 09 avril 2007 18:09

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 16:50

saturation

Saturation.Depuis quelques mois des utilisateurs créent des blogs pour y mettre des images blanches afin de saturer le système.Dans le but de vous offrir le meilleur service possible nous vous demandons de copier et de mettre cet article dans votre blog (Sous forme de nouvel article et sans image) pour faire passer ce message et de s'assurer que votre skyblog est encore en activité.Ne changez aucun mot de l'article sinon le service ne pourra pas le détecter.
ATTENTION/!/Tout skyblog ne contenant pas cet article sera supprimé pour alléger le système.

Merci de votre compréhension.
Toute l'équipe de skyblog


jsais pas si c vrai, mais au cas ou...

# Posté le mardi 10 avril 2007 14:14

chapitre 11

chapitre 11
Ma fin de semaine s'acheva sans Bill. La grippe qu'il avait attrapé l'avait cloué pour toute la semaine. Ce fut affreusement long sans lui, tout ici me paraissait inintéressant, amer, et délavé. Je traversais la cour encore pleine de monde avec difficultés. Des bouts de conversations parvenaient à mes oreilles, tous parlaient de leur projet du week-end, de leurs sorties,...et cela me fatiguait.
Je commençais à prendre le chemin pour rentrer chez moi, lorsqu'une main m'attrapas le bras.
Tom : salut
Moi : ah salut !
Tom : désolé de te déranger mais est-ce que je peut t'accompagner chez toi pour récupérer les devoirs de Bill ?
Moi : il est toujours aussi malade ?
Tom : euh ça s'améliore mais bon, c'est pas encore la grande forme. Alors, ça te gêne pas ?
Moi : de quoi ?
Tom : et ba que je vienne chercher les trucs.
Moi : ah oui ! non ça me gène pas, et puis comme ça je ferais pas le chemin toute seule pour une fois. Je vais pas louper l'occasion.
Il me fit son petit sourire en coin et on entama la chemin. Au début, c'était plutôt calme entre nous deux. On ne se parlait pas. Il avançait en regardant ses pieds, et je faisait de même. Je décida alors de briser ce lourd silence.
Moi : au faite, je peut savoir pourquoi t'as été aussi désagréable l'autre fois, à la cantine ?
Tom : quand ça ?
Moi : l'autre jour, quand tu m'as bousculé et qu'après tu nous regardait avec cet air méchant à table !!!
Tom :...ah ce jour là ...
Moi : oui ce jour là !
Tom : euh ba en fait, je sais pas trop...
Moi : bien sur, t'es désagréable avec les gens par nature !!
Tom : non c'est pas ça mais je crois que j'était énervé, un de mes pote me prenait la tête et voilà c'est toi qui a croisé mon chemin.
Moi : donc j'en déduit que tu t'en prend à tout le monde quand quelque chose ne va pas ! Ca doit être cool de vivre avec toi...
Tom : bon d'accord je vais être honnête ! je te trouve plutôt pas mal et j'ai voulu détourner ton intention de Bill ! Je voulais pas te regarder si méchamment mais il a fallu qu'il tourne la tête...et puis voilà vous êtes toujours scotché ensemble...
Moi :...tu sais tom, ce genre de réaction, ça porte un nom ..
Tom : ah bon lequel ?
Moi : la Jalousie !
Tom : pff, n'importe quoi.
Moi : n'importe quoi ? c'est toi même qui m'as dit que tu supportais pas de voir que je préfère Bill à toi !
Tom : ba oui, je trouve que vous allez pas du tout ensemble.
Moi : ah bon ? pourquoi ? parce qu'il est trop différent et que je suis trop classique ? ou peut être que je suis trop colorée pour être avec quelqu'un comme lui
Tom : mais non j'ai pas dit ça
Moi : mais si c'est ça ! dés que les gens sortent trop de l'ordinaire ba tout de suite ils sont catalogués, ça pose problème. C'est ridicule. Il est androgyne et alors, il est pas plus différent que toi et moi bien au contraire.
C'est comme si on te critiquait à cause de tes dreads...ça serait ridicule, et toi tu le juge, c'est encore pire ! T'es son jumeau et tu le repousse autant que possible. Comment veut tu qu'il soit intégré si déjà toi tu le met à l'écart, surtout que j'ai remarqué que c'est toi qui mène la danse au lycée.
Tom : eh attend, c'est facile de tout me remettre sur le dos, j'y suis pour rien s'il s'isole constamment.
Moi : ah bon tu crois ?!
Tom : et puis de toute façon qu'est-ce que t'en sait, qu'est ce que tu connaît de nous, il t'as sûrement pas raconté notre vie donc tu peut pas te permettre de me juger comme ça !
Moi : tu sais, parfois on a pas besoin de connaître la vérité pour ce rendre compte de certaines choses...
Tom :b...
Moi : te fatigue pas à chercher des excuses, ça sert à rien en plus on est arrivé.
En effet j'apercevais le pas de ma porte, et puis je n'avait plus envie de poursuivre cette discussion avec quelqu'un d'aussi borné que lui. Pas étonnant qu'ils aient des soucis entre eux quant on voit le discours qu'il tient.
Le c½ur plein de rage, j'ouvrit ma porte violemment et monta en quatrième vitesse à l'étage pour aller chercher les affaires. Du haut de l'escalier je put voir que Tom était resté au pas de la porte, n'osant pas entrer.
Moi : ba entre, j'ai pas envie de chauffer la rue !!
Il ne se fit pas prier et ferma la porte derrière lui puis alla coller ses mains au radiateur de l'entrée.
Je farfouilla dans ma chambre et rassembla au plus vite tous mes cahiers.
Tom m'attendais toujours en bas, n'ayant pas décollé ses mains qui avaient rougis à cause du froid. Il était de profil et je ne pu m'empêcher de remarquer que lui et Bill ce ressemblait énormément malgré leur grande différence. Ils avaient exactement les mêmes expressions de visage, la même bouche et bien que Bill se les maquilles, ils avaient la même forme des yeux, parfaitement tracée. La seule différence c'était ce petit grain de beauté que Tom avait sur la joue droite alors que Bill l'avait sous la lèvres.
Moi : tient, y'a tout ça !
Tom : waouh, vous avez pas chômez.
Moi : Non ! et puis je te rappelle que ce n'est pas nous qui avons la réputation de « classe de flémard »
Tom :...
Moi : bon j'ai écrit sur la feuille tout ce qu'il doit faire, t'as juste à lui donner et il pourra ce débrouiller. J'ai même pu faire photocopier quelques cours pour qu'il n'est pas à les recopier.
Tom : ok, ba je te ramènerais tes cahiers dimanche si je peut, ou peut être que ça sera lui s'il va mieux.
Moi : pas de souci, prévenez moi avant au cas où !
J'ouvrit la porte, et le regarda droit dans les yeux :
Moi : salut lui dit-je sèchement.
Tom : salut.
Au moment où j'allais fermer la porte, il se retourna vivement et me dit :
Tom : merci de faire tout ça pour lui, il a de la chance de t'avoir comme amie
Il n'attendis pas ma réponse et s'éloigna rapidement de moi. Je resta planté sur la pallier ne sachant comment réagir. Je ne m'attendais vraiment pas à ce genre de réflexion, d'autant plus étonnante venant de sa part.
Je décida tout de même à rentrer car le froid me glaçais les os.

# Posté le jeudi 12 avril 2007 13:53

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 15:18

Chapitre 12

Chapitre 12
Apres être sortie de la douche, je prit l'initiative de préparer le repas. D'habitude je mange des petits trucs rapide mais comme ce soir ma mère rentre plus tôt, j'ai envie de lui faire plaisir même si je ne suis pas un cordon bleu.
J'installe la table et me met rapidement aux fourneaux.
Ma mère arriva vers les 20h, enchantée de voir que tout était déjà prêt.
Ma Mère : oh merci ma chérie ! c'est très gentil d'avoir tout préparé. Par contre tu peut enlever l'assiette de ton père, il rentrera tard.
On ne peut pas tout avoir...
Moi : ouai comme d'hab'
Ma Mère : Remarque, c'est pas plus mal, on pourra discuter toutes les deux, entre filles.
Elle entama alors un long monologue, constitué de choses banales. Elle essayais du mieux qu'elle pouvait de s'intéresser à ma vie super passionnante d'adolescente de 17 ans. De mon côté, je me contentais de répondre aux nombreuses questions qu'elle me posait à une rapidité impressionnante. Mes réponses étaient brèves mais cela ne l'empêchait pas de continuer. Intérieurement, je ne pensais qu'à une seule chose : Bill ! J'essayais tant bien que mal de rester concentrer sur ses paroles, mais son visage ne cessait de défiler devant mes yeux.
Ma Mère : bon ma chérie, c'est pas que je ne veut pas continuer cette discussion avec toi, mais je suis épuisée donc je vais allée me coucher. Te couche pas trop tard non plus
Moi : man' c'est le week end !!
Ma Mère: ce n'est pas une raison, en plus demain tu vas encore traîner au lit et tu sais ce que j'en pense! Allez, bonne nuit.
Elle monta lourdement les marches dans un bâillement monstrueux qui résonna dans toute la pièce.
Une fois de plus, j'était seule. J'alluma la télé pour me tenir compagnie et m'endormie devant.
C'est mon père qui me réveilla lorsqu'il rentra. Je monta dans ma chambre et regarda machinalement mon portable. A mon grand étonnement, j'avais reçu un nouveau message.
De Bill à 23h57 : « Merci beaucoup pour les devoirs, heureusement que t'es là...J'aurais tout de même préféré te voir ( même si c'était pour me rendormir) plutôt que de voir la tronche à mon frère. T'inquiète pas, je reviens lundi et je te ramènerais tes affaires dimanche après-midi si ça te dérange pas. Bonne nuit, Bisous »
Je resta sans voix en relisant le message. Il ne m'avait rien dit d'exceptionnel et pourtant ces quelques mots me firent chavirer le c½ur. Une douce chaleur s'installa en moi. Trop fatiguée pour lui répondre je me coucha la tête remplie de rêves...

Comme prévu, ma mère me leva aux aurores, enfin aux aurores pour un samedi matin. Chez moi, hors de question de faire la grasse matinée, c'est une perte de temps selon elle. Apres être venu me chercher 3 ou 4 fois, je finit tout de même par me lever car je sentait bien que ça commençait à l'exaspérer. Mon père aussi était débout.
Ils étaient là déjà tout habillés, et la tête bien éveillée ce qui n'était pas du tout mon cas. Mon père me tendit un pain au chocolat encore tout chaud que je m'empressa de tremper dans mon cacao.
Aujourd'hui aucuns des deux ne travaillaient, et on en profita pour aller se balader là où le vent voulait bien nous porter.
On se retrouva au centre commercial : il était immense, un des plus grands que j'avais vu jusqu'ici avec plein de magasins en tous genres. Ma mère m'entraîna dans 3 millions de boutiques et je doit avouer que cela ne me déplaisais pas du tout. J'allais enfin pouvoir refaire ma garde-robe avec son consentement et son porte monnaie par la même occasion.
Pendant ce temps là, mon père attendait tranquillement sur un banc. Je profitait de cette journée pour faire un petit tour chez le coiffeur car ma tête en avait grand besoin. On me coupa seulement les pointes car je tenais absolument à garder ma longueur. Je me fit faire une mèche sur le côté droit qui me retombe légèrement sur l'½il ainsi qu'un dégradé sur toute la tête, histoire d'harmoniser le tout, et de faire un peu moins sage.
Au final, j'était satisfaite : çà me changeait pas mal sans trop avoir eu à couper ma belle chevelure châtain.
Une fois nos emplettes terminées, mon père nous emmena manger une crêpe accompagnée d'un bon chocolat chaud.
Sur le chemin du retour, le message de Bill me revint à l'esprit. Je n'avais pas encore eu l'occasion de lui répondre faute de temps. Je sorti mon téléphone et commença à taper un message à la vitesse de l'éclair : « Coucou Billou (désolé j'ai attrapé le syndrome des surnoms, j'espère que ça te gêne pas), y'a aucuns soucis pour demain, passe quand tu veux je suis chez moi toute la journée. Je t'attend avec impatience. Je te fais plein de bisous, bonne fin de journée »
Et voilà, j'espère tout de même ne pas en avoir trop fait. Je suis de nature à m'emballer très vite, surtout quand je suis de bonne humeur comme aujourd'hui et que j'écris à quelqu'un à qui je tient beaucoup.
La seule chose qui venait ternir ma joie était ces gros nuages hivernaux qui donne un ton sal et poussiéreux au ciel. Un petit vibrement ce fit soudain sentir dans le fond de ma poche. J'y plongea la main et en ressortie mon portable : 1 nouveau message.
De Bill à 17h03 : « Ok, je viendrais vers 15h. Je me suis bien rétabli. Moi aussi je suis très impatient de te voir, tu m'as manqué durant ces 3 derniers jours. A demain, gros bisous. (c'est ok pour le surnom)»
Un sourire ce dessina sur mes lèvres et mon c½ur ce rempli de chaleur. Les mots raisonnaient dans me tête telle une berceuse pour enfant. Tout les sentiments ce mélangeaient en moi : joie, excitation, bonheur, hystérie,...ils étaient tous là et tambourinaient en cadence.
Est-ce que c'est ça d'être amoureuse ? Si c'est le cas, alors je suis partante. De toute façon même si j'était contre, il était déjà trop tard, cupidon m'avait frappée en plein c½ur depuis des lustres...


Petit chapitre legerement inutil, mais essentiel pour la suite (oui oui y'aura beaucoup de petit chapitre inutil mdr )

# Posté le vendredi 13 avril 2007 07:00

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 15:18