Moi : Oh cool ! ahhh mais en faite c'est pour ça que tu voulais pas que je mange, pour que je me tienne bien à table (rire).
Ma mère : exactement, mais vu que tu as l'esprit de contradiction...
Moi : ouai mais sa a du bon des fois !
Ma mère : c'est vrai.
Moi : au faite, c'est qui les invités ?
Ma mère : les nouveaux voisins !
Moi : ...ba c'est moins cool tout d'un coup dit-je en marmonnant sans qu'elle puisse m'entendre.
Ma mère : ils sont arrivés y'a pas longtemps donc autant sympathiser tout de suite. Ca sera plus conviviale si on doit vivre a coter d'eux autant que ça se fasse dans la bonne humeur.
Moi : mouai...
Ma mère : oh arête de faire cette tête ! ils ont une fille en plus et elle est de ton age je crois.
Moi : ...je suis au courant, je l'ai croisé au lycée...
Ma mère : oh ba tant mieux !! et puis tu pourra t'en faire une amie...vue le niveau de ta vie sociale, ça risque pas de te faire du mal.
Elle me fit un clin d'½il. Tout ça me laissait perplexe...cette fille ne me disait rien qui vaille, trop blonde, trop bien, trop gentille, trop sensible, trop elle quoi, et en général, la première impression que l'on ce fait de quelqu'un est souvent la bonne, quoi qu'on en dise. On ne peut empêcher notre personnalité de ce refléter dans les yeux des autres. Mais bon pour en être bien sur, je décidais d'attendre ce soir afin de me fixer définitivement et sans remords.
A 19h30, la sonnerie ce entendre. Nous étions présent tout les 3 (pour une fois), comme une famille parfaite, normale et sans problèmes. Que de belles apparences...
J'avais du m'habiller « convenablement » selon ma mère et m'attacher les cheveux pour ne pas qu'ils me pendouillent sur le visage. J'avais donc un jean sobre et droit, un t-shirt moulant blanc, des basquets et une queue de cheval. Plus convenable que ça tu meurt !
Mon père ouvra la porte pour accueillir comme il se doit nos super invités.
Ma mère, derrière lui, affichait un large sourire. Moi j'était resté en retrait, laissant la partie accueil et tout le blabla qui va avec à mes parents, qui s'y donnait à c½ur joie d'ailleurs.
Je la vit alors, dans l'encadrement de la porte, tenant dans chacune de ses mains deux petites filles, se ressemblant comme deux gouttes d'eau, tout aussi blonde qu'elle.
Elles entrèrent ensemble, parfaitement synchronisées.
Voisine : je vous présente mes filles : Rachel qui est l'aînée et qui a 17 ans et les jumelles Lily et Nina qui ont 4 ans.
Et dire que je n'avais pas eu la chance d'avoir un s½ur, alors qu'elle elle en avait eu deux pour le prix d'une ! Le monde est mal fait je l'ai toujours dit.
Rachel osait à peine me regarder, et quand elle y parvenait elle me souriait timidement, ridicule !
Une petite heure c'était écoulée. Une heure où je n'avait faire que sourire et approuver tout et n'importe quoi.
Intérieurement, j'était totalement ailleurs, je pensait à Bill, à ses bras, son odeur, ses yeux ,sa bouche...il me manquait plus que tout. Je décida donc de m'éclipser pour monter dans ma chambre et l'appeler.
Mon pied avait à peine touché la première marche que ma mère me rappela à l'ordre.
Ma mère : où tu vas comme ça ?
Oh c'est pas vrai, pas moyen d'être amoureuse en paix ici...
Moi : euh dans ma chambre, j'ai un peu mal à la tête.
Ma mère me regardait avec des yeux « spécial détecteur de conneries » et me dit :
Ma mère : oh ba tu peux emmener Rachel avec toi, t'es pas au bord de l'agonie non plus, et puis elle va s'ennuyer toute seule ici. Allez monte Rachel.
Je dégluti littéralement, j'aurais eu envie de hurler...mais non.
Je fit donc un sourire forcé pour rattraper le coup. Elle se leva et monta derrière moi, la poisse !
Une fois dans ma chambre, Rachel s'asseya sur mon lit. Moi je m'asseya sur ma chaise de bureau. Après un court silence elle me dit :
Rachel : pas mal l'excuse.
Moi : merci mais pas tant que ça puisqu'elle a pas marchélui dit-je sans entrain.
Rachel : je suppose que tu n'avais pas vraiment envie de me voir ici...
Moi : ça m'est égale.
Rachel : bon écoute, je sais que tu ne m'aime pas et je comprend tout à fait mais si c'est à cause de Bill tu n'as aucuns souci à te faire !
Moi : tient donc et pourquoi, t'es une fille comme les autres non ?!
Elle hésita longuement avant de me répondre.
Rachel : ouai c'est vrai mais euh,...c'est pas mon genre.
Moi : mouai, on va dire que je te crois...
Rachel : en tout cas je vous trouve très mignon tous les deux.
Moi : merci.
Finalement, de fil en aiguille, on se mit a discuter, un peu de tout, un peu de rien. Elle me parla un peu d'elle et de sa vie et je fit de même sans trop m'étendre sur le sujet non plus.
Mes parents nous appelèrent pour dîner. Tout ce passa super bien et ils quittèrent la maison après avoir mangés le dessert.
En fin de compte, elle n'était pas si désagréable que ça la blondinette, bien au contraire. Elle avait l'air d'avoir beaucoup souffert elle aussi. Cela m'apprendra à ne pas me fier aux proverbes : ne jamais ce fier aux apparences...Je prit ma douche en vitesse et me faufila dans les draps glacé de mon lit, tout ce que j'avais accumulé aujourd'hui m'avait épuisé.
Avec tout ça, je n'avais même pas eu le temps d'appeler Bill...Je ferma les yeux, et la dernière vision que j'eu, ce fut son visage qui me souriait.
Bisous a toutes j'vous aime fort (oui oui jvs aime carément mdr)
